La dépendance causée par le cannabis.

       On peut classer les différentes drogues par le type de dépendance qu’elles induisent : on différencie ainsi la cocaïne du cannabis. Pour préciser cette notion, on distingue la dépendance physique de la dépendance psycologique.

 

      Le phénomène de dépendance associé au cannabis est avant tout psycologique. Il existe cependant une légère dépendance physique associée au circuit de la récompence, mais elle n'est pas réellement reconnue. En effet une drogue qui entraine une dépendance physique doit stimuler la production de dopamine dans le cerveau, le THC lui, stimule la production d'anandamide.

Afin de mieu comprendre pourquoi le cannabis n'est pas classé dans les drogues à dépendance physique il me semblait judicieux citer quelques articles de la convention médicale déffinissant la dépendance.

      CRITERES DE LA DEPENDANCE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE CIM-10 (1992)
2. Difficultés à contrôler l'utilisation de la substance (début ou interruption de la consommation au niveau de l'utilisation) ;
4. Mise en évidence d'une tolérance aux effets de la substance psychoactive : le sujet a besoin d'une quantité plus importante de la substance pour obtenir l'effet désiré ;
6. Poursuite de la consommation de la substance malgré la survenue de conséquences manifestement nocives.Il est désormais établi que tous les produits qui déclenchent la dépendance chez l'homme (sauf les benzodiazépines) augmentent la libération d'un neuromédiateur, la dopamine, dans une zone précise du cerveau, le noyau accumbens
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  • La dépendance physique : 

      La raison qui nous permet de dire qu'il existe une légère dépendance physique est que le THC, en bloquant la recapture d'anandamide par les récepteurs cannabinoïdes entraine l'augmentation de la concentration en anandamide dans les fentes synaptiques. Cet excés d'anandamides entraine les symptomes associés au cannabis. Le cerveau s'habituant à cette nouvelle concentration en anadamides modifie sa "normale" et adopte la concentration artificielle comme concentration de référence. Attention ce phénomène ne se produit que chez les personne consommant en très grandes quantités du cannabis.
Il faut aussi souligner le fait que la concentration en anadamide est régulée : en effet la kinaze A une fois modifié les vésicules ne libèrent plus autant d'anandamides.
      Le nombre d'individus qui consomme du cannabis plusieurs fois par jour et ce sur des années est bas, étant donné que ces conditions sont indispensables pour induire une dépendance physique au cannabis le nombre de personnes rééllement dépendantes à cette substance est également faible.
Mais surtout il ne faut pas oublier la dépendance au cannabis tient surtout d'un aspect psycologique.


  • La dépendance psycologique :


       Les individus sous cannabis sont dans un état de détente et de bien être. Cette sensation peut-être fort agréable surtout pour une personne dans un environnement stréssant.
La personne dépendante qui n'est plus sous les effets du cannabis se sens agréssée par le monde extérieur, la sensation de bien être que lui procure cette drogue n'est plus là pour le protéger. Ainsi il se retrouve désarmé face au monde extérieur et a besoin de consommer à nouveau afin de retrouver l'état d'esprit qu'il apprécie. Les dépendants au cannabis voient cette drogue comme une espèce de béquille, un soutient qui aide à suporter la pression, où encore comme une récompense aprés un effort.
      Ainsi il devient évident que fuire dans un état second afin d'oublier en quelque sorte les problèmes du quotidien devient la solution de facilité que prend sans rééllement s'en rendre compte une personne dépendante.


Le cannabis cré donc une importante dépendance psycologique qui est cependant intimement liée aux effets du cannabis sur le cerveau.

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